Crédit photo : L'Atelier du Vin
Rencontre Avec

Georges Richard

PDG de L’Atelier du Vin : De la cave à la table, faire parler le vin

Le livre de cave, là où tout commence

Une bonne dégustation commence par une bonne organisation de sa cave. Or pas de secret pour Georges Richard, tout cela commence par la bonne tenue d’un livre de cave. « Pour que ce livre de cave soit valable, il faut y noter toute entrée ou sortie, et la date d’apogée de chaque vin. Il permet d’organiser sa cave avec en tête les vins à boire dans l’année, puis les vins en attente ».

Un vin à son apogée

On a beau dire que le vin se bonifie avec le temps, la réalité est plus nuancée. Au fil des années, un vin évolue jusqu’à atteindre sa phase de plénitude avant de décliner. Pour apprécier toutes les qualités d’un vin, mieux vaut donc l’ouvrir à sa date d’apogée, mais à condition d’en avoir connaissance. « Ouvrir un vin au mauvais moment, cela peut être un sacrilège ! Il faut demander conseil au caviste ou encore mieux à la propriété. Aujourd’hui de plus en plus de propriétés sont accessibles via les réseaux sociaux ou sites internet, et elles seront ravies d’indiquer la date d’apogée d’une bouteille ou encore de recommander le carafage d’un vin ou non.

Etape cruciale pour déguster un vin, le carafage permet de mettre un vin en contact avec l’air. « Les vins de garde ou vins vieux préfèreront des carafes étroites comme celle nommée Spirale ou Cantatrice, qui vont prendre soin d’oxygéner le vin avec délicatesse.
Pour les vins jeunes qui ont besoin d’une forte oxygénation, mieux vaut privilégier des carafes avec une base importante, comme la « Ligne » dont le style rappelle celles du 18e siècle. On peut également poser sur la carafe des éléments qui aideront à favoriser en douceur cette oxygénation pour que le vin libère amplement ses arômes » précise Georges Richard. C’est le cas du miroir à décanter, et qui permet d’accompagner le vin dans toute son expression.
Afin de poursuivre l’oxygénation dans le verre, l’Atelier du Vin a consacré de longues recherches pour mettre au point « l ’Exploreur », un verre unique qui a le don de faire parler le vin lors de l’examen visuel, première étape de la dégustation d’un vin, et de l’examen olfactif, seconde étape de la dégustation.

Crédit photo : L'Atelier du Vin

 

À chaque vin son verre

« À l’atelier du vin, nous faisons en sorte que le verre s’oublie lorsqu’on le porte en bouche ». Facile à dire, mais plus compliqué à réaliser. Pour cela, la maison fait appel à spécialistes qui apportent leur expertise, et lui donnent toute sa finesse dans sa partie supérieure sans négliger sa robustesse. Le dessin des verres est également essentiel, de grands vins rouges ou blancs élevés en fut de chêne s’exprimeront au mieux dans un grand contenant, tandis que des vins rouge légers, des vins blancs parfumés ou un champagne préféreront une taille intermédiaire.

 

Afin de déguster tous les types de vins dans les meilleures conditions, l’Atelier du Vin explore à travers la série Good Size, quatre verres aux dimensions et proportions spécifiques destinés à libérer les arômes tout en privilégiant le confort de la dégustation. « Dans notre collection, précise Georges Richard, nous avons fait le choix de ne pas proposer de verres avec des cols resserrés qui viennent toucher le nez et nous obligent à avoir la tête quasiment en arrière. Nous préférons des verres qui privilégient une manière de boire plus confortable ».

 

Côté « bulles », on oublie la coupe qui fera perdre au champagne tout son pétillant et on lui préfèrera la flûte conçue par la maison. Elle se caractérise par un point de perlage qui favorise l’effervescence (petites chaînes de bulles) constante, synonyme en œnologie de vivacité et de fraîcheur du produit.

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