Crédit photo : Jean-François d'Or

Comment a eu lieu cette première rencontre entre vous et La Rochère ?

C’était il y a 4 ans. A l’époque, La Rochère voulait réaliser des collections plus contemporaines. J’avais travaillé avec « Ligne Roset » et cela les a intéressés. De mon côté, j’ai tout de suite aimé leur technique de soufflé bouche, le côté retro de leurs collections, les verres de bistrots, les ballons de vin rouge, les pièces du 18ème siècle rééditées, etc…

Crédit Photo : La Rochère

Vous avez d’abord réalisé la collection « Blossom », qui a obtenu des prix et connait un vif succès. Comment y avez-vous travaillé ?

Cette collection est le fruit d’une première demande de la part de La Rochère, celle de créer et d’imaginer un service de table. Au départ, j’avais une contrainte nouvelle pour moi : travailler le verre mécanique, industriel. L’avantage de cette technique, c’est la précision ; l’inconvénient est le manque de souplesse du fait de la fabrication industrielle. Alors, pour donner une âme, de l’élégance, une présence et un usage quotidien au produit, je me suis inspiré de la Fable de la Fontaine « La Cigogne et le Renard ». En raison de la forme de son bec, la cigogne n’arrive pas à manger dans le plat que lui présente le renard.  Je suis parti du principe que chaque contenu a son contenant. Il existe plusieurs façons de se mettre à table… C’est comme cela qu’est née cette collection de verres à « tapas ».

Crédit Photo : La Rochère

Quelles ont été vos autres sources d’inspiration pour cette collection ?

Les designers travaillent avec leur âme, leur personnalité, alors je ne cherche pas mon inspiration dans les tendances mais plutôt dans mon environnement, dans la vie, pour ne pas tricher et refaire ce qui existe déjà. C’est une approche créative, intègre, intuitive, impulsive, pour arriver à un résultat très personnel. Finalement, c’est nous qui créons la tendance avec notre regard.

Par exemple, les reflets du verre de la collection « Blossom », je les ai imaginés en trouvant un phare de voiture cassé dans la rue. Il accrochait et retenait particulièrement bien la lumière. Ces reflets vifs et vivants m’ont plu. C’est aussi ce qu’attendait La Rochère. C’est souvent l’opportunité qui crée l’idée.

Comment expliquez-vous la touche ancienne que vous avez su donner à cette collection ?

Je suis un nostalgique du passé. Les souvenirs d’objets anciens, la mélancolie que m’inspirent les époques passées donnent presque toujours la première impulsion à mes créations.

Après le succès de « Blossom », sur quels projets travaillez-vous ?

Je travaille sur un verre en soufflé bouche. Cette technique est exceptionnelle. Elle dépend du savoir-faire de l’artisan. Le produit est spontané, imparfait, avec des petites bulles. La pièce est imaginée autour et avec ses imperfections. C’est une approche très personnelle. On est proche du coup de cœur.

Crédit photo : La Rochère
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