Crédit Photo : Voglux, Francéclat
Rencontre Avec

Michèle Baschet

L'orfèvrerie, une histoire d'amour (et de bijoux)

Elle habite en face de la boutique Voglux qu’elle a rachetée en 2007. Michèle Baschet, ancienne parurière des plus grandes maisons françaises de Haute Couture n’a jamais voulu quitter le quartier de son enfance ; ce quartier du 3ème arrondissement parisien, qui a vu naître et grandir l’orfèvrerie Voglux, aujourd’hui labélisée Entreprise du Patrimoine Vivant (EPV). Rencontre avec une artiste. 

Rue Saintonge, près du Marché des Enfants-Rouges, au cœur d’un Paris qu’on ne connait plus, se cache la boutique de Michèle Baschet. Durant toute son enfance, cette enfant du quartier a baigné dans une époque aujourd’hui révolue, du temps où les orfèvres et les artisans remplissaient encore les rues de paille, de bruit et de sciure de bois. « Aujourd’hui les artisans ne sont plus là et le quartier est moins vivant ; car les prix ont augmenté ».

Il en faudra pourtant bien plus pour détourner l’ancienne parurière des Maisons Dior, Yves-Saint-Laurent, Balenciaga et Vuitton d’un environnement qui a vu naître ses premiers amours : la céramique et le modelage.

Crédit Photo : Voglux, Francéclat

« Je modelais mes pièces en céramique dans un petit bureau, chez mes beaux – parents. J’allais ensuite les cuire dans un atelier, pas très loin ».

Alors qu’en 2003, l’orfèvrerie Voglux est proche de l’extinction, elle décide de la racheter et y trouve un terrain de jeu inépuisable. Pendant de nombreuses années, et encore aujourd’hui, elle crée des pièces qui allient sa passion de la sculpture et du modelage à celui de la joaillerie, de l’orfèvrerie et des Arts de la Table.

« Je fais des choses qui me ressemblent pour ne pas me tromper et ne pas tromper les autres »

On ne saurait dire de quel monde viennent ces créations tant elles mélangent les techniques. « J’ai appris l’orfèvrerie sur le tard, bien après la sculpture et la peinture ». Portée par son imagination, Michèle Baschet crée un monde où « l’objet d’orfèvrerie ou d’art devient un bijou et inversement », comme cette bonbonnière ornée d’une hématite, ce presse-papier en coquillage ou ce porte-couteau tous deux entourés de corail doré. « Je fais des choses qui me ressemblent pour ne pas me tromper et ne pas tromper les autres ». 

« Il faut laisser libre court à son imagination ou répondre précisément à une commande »

Michèle Baschet
Crédit Photo : Voglux, Francéclat

Aidée par sa fille Gabrielle, Michèle dessine, soude, polit, emboutit et martèle dans son atelier qui communique avec la boutique via une porte vitrée à l’ancienne. Les clients peuvent alors admirer son travail d’orfèvre mais aussi celui qu’elle fait sur les bijoux en métaux précieux. C’est important pour elle et sa fille. « Nos clients sont des collectionneurs  (le Yacht Club de France), des restaurateurs, des gens du quartier, des amoureux des objets ».

Michèle Baschet répond aussi à des commandes sur-mesure ou spécifiques, et collabore avec des stylistes, comme Hedi Slimane, et des photographes. « Il faut laisser libre court à son imagination ou répondre précisément à une commande », se confie-elle.

Crédit Photo : Voglux, Francéclat

Orfèvrerie, mon amour… 

« Nous restaurons aussi bijoux et objets anciens (…) Certains particuliers et propriétaires de pièces familiales ont du mal à trouver des orfèvres pour réparer ou nettoyer leurs bijoux ou leur vieille théière trouée et salie. Ces objets ont une histoire et une valeur sentimentale à leurs yeux.
C’est une marque de confiance de la part de nos clients que de nous demander une restauration. L’orfèvrerie, c’est aussi cette histoire d’amour éternelle entre l’objet et son propriétaire ».

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