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Savoir-Faire

Saint-Clément, Lunéville, Niderviller

Le savoir-faire Lorrain depuis trois siècles

Tour à tour concurrentes ou alliées, les Manufactures de Saint-Clément, Lunéville et Niderviller doivent leur destin hors du commun à d’illustres mécènes comme à de grands artistes. Héritières du savoir-faire lorrain en matière de faïence, elles perpétuent aujourd’hui trois siècles de tradition.

La Lorraine, berceau de la faïence

Les Faïenceries de Lunéville et de Saint-Clément sont les héritières des prestigieuses faïences de Lorraine depuis le 18e siècle : le Lunéville et le Saint-Clément. Terre faïencière par excellence, la Lorraine voit s’installer les premières manufactures au tout début du 18e siècle.

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S’ouvre alors une période faste pour les faïenceries qui bénéficient du déclin de l’orfèvrerie alors que Louis XIV ordonne de faire fondre l’argent et le vermeil pour financer l’effort de guerre. Les faïenceries connaissent un essor important et amorcent un renouvellement des arts de la table avec la création de nouvelles pièces ornementales et techniques.

Une histoire qui se confond avec celle du Duché de Lorraine

C’est dans ce contexte que Jean-Jacques Chambrette fonde la manufacture de Lunéville en 1730. Utilisant la Terre de Pipe en Terre de Lorraine ou encore faïence blanche calcarifère, la faïence de Lunéville se distingue ainsi par sa finesse et sa blancheur ainsi que par la délicatesse de ses décors qui s’inspirent de l’orfèvrerie. Un raffinement remarqué par Stanislas Leszczyński, Roi de Pologne puis Duc de Lorraine, et qui élèvera la faïencerie au rang de Manufacture royale.

 

L’entreprise connaît alors un premier âge d’or avec une production extrêmement variée – faïences communes, faïences fines et réverbère – qu’elle exporte vers l’Allemagne, la Pologne, l’Italie ou les colonies. En 1758, M. Chambrette poursuit son expansion en créant une seconde usine tout aussi prestigieuse, la manufacture de Saint-Clément qui, quelques décennies plus tard, se fait remarquer avec le style « Louis XVI », en fournissant 2 000 pots destinés à décorer le Petit Trianon pour la reine.

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Un atelier d’art dédié à l’art nouveau

Après une séparation de plus d’un siècle, les deux manufactures fusionnent à nouveau au 18e siècle. La production de Lunéville connaît un second âge d’or en s’associant aux grands noms de l’Art nouveau. La création d’un atelier d’art, qui s’intéresse particulièrement aux grès flambés et aux émaux à effet, permettra à des artistes comme Ernest Bussière, Edmond Lachenal ou Louis Majorelle de créer des œuvres exceptionnelles d’inspiration végétale : ainsi l’école de Nancy donnait naissance à l’Art Nouveau.

Quand la tradition bouscule les codes

Aujourd’hui, les Manufactures de Saint-Clément, Lunéville et Niderviller prolongent leur savoir-faire hérité du 18e siècle en produisant des collections intemporelles qui traversent les générations à l’image des collections « Réverbère » fin par Lunéville ou « Grand Siècle » par Niderviller.

Une tradition que les Manufactures se plaisent également à bousculer à travers des objets de décoration qui n’hésitent pas à casser les codes, comme en témoigne le chien Azor de la Maison Saint-Clément, un bulldog français livré dans sa boîte cadeau avec son certificat de naissance.

Une nouvelle image, que les manufactures souhaitent incarner à travers des collaborations, la designer Dominique Tage imagine notamment la joyeuse collection « Paris », des luminaires design ou encore une collection spécialement conçue pour les enfants.

Des pièces encore fabriquées dans les ateliers lorrains des faïenceries de Saint-Clément, Lunéville et Niderviller, désormais labélisées « Entreprise du Patrimoine vivant », une reconnaissance distinguant les entreprises françaises disposant d’un savoir-faire d’exception.

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